Diego Velázquez est sans doute un des plus grands peintres. Il a une place de choix dans mon panthéon des grands artistes. J'ai passé l'aprem en compagnie de certaines de ses œuvres dont le fameux portrait de Juan de Pareja.

En tant qu'artiste, il est important d'expérimenter des nouveautés pour enrichir son savoir et développer le champ des possibilités. Beaucoup d'artistes rechignent à ce travail de recherche, préférant rester dans leurs zones de confort et n'appréciant pas les échecs des débuts.
Ainsi ceux-ci se complaisent dans la répétition mécanique d'une expression limitée.
Il est important de rappeler que plus l'artiste aura de savoirs plus riche sera son expression.

Aujourd'hui, j'ai testé une technique graphique mixte que je présenterai en cours et stage de février.
>> Retrouvez moi en stage pour sortez de vos habitudes et explorer de nouveaux horizons !


Méthode et créativité !

C'est la grande reprise du dessin cette semaine au cours dirigé du début de semaine. Le dessin c'est comme le sport ça se perd alors après la trêve de Noël, ça fait du bien de faire fumer à nouveau les fusains !
>> Croquez des tonnes de nus ici !

Au programme, poses de 30 minutes avec 2 modèles, Mathilde et Alaa. Entre 2 conseils, j'ai pu exécuter quelques dessins.

>> Retrouvez moi en stages pour apporter de la puissance à vos dessins !

Les 10 réflexions du jour :

Comme le dit Michel-ange, on ne dessine pas avec sa main mais avec son cerveau. Voici une sélection de réflexions/conseils émis durant la séance :
1 Le modèle est un prétexte à produire une image intéressante.
2 La seule description du modèle ne fait pas forcément une représentation intéressante.
3 Apprendre à dessiner c'est apprendre à mieux observer, mieux décider et mieux appliquer. L'observation et les décisions sont souvent négligés.
4 Ne pas négliger la composition. L'extérieur de la figure est aussi importe que l'intérieur, même s'il ne s'y passe rien.
5 La répartition des noirs et les blancs est la dimension la plus importante d'un dessin en monochrome.

Une Mathilde bien mystérieuse !

6 Ne pas boucher le papier avec le fusain
7 Monter progressivement les noirs. Commencer par une trame de gris léger, puis superposer jusqu'à un sombre dense.
8 Une image forte c'est un parti pris fort.
9 Épurer ! Tout n'est pas intéressant à dessiner. Trop d'informations peut entraîner la confusion. Et la confusion est souvent laide.
10 Suggérer. L'évident est décevant tandis que le mystère stimule l'imagination.

Alaa, 15 min !

La réflexion de Loomis du jour :

Dans un dessin ou une peinture, quelque chose de la procédure et de la structure doit rester. Quand le dessin est trop lissé et poli, il devient trop littéral. C'est le travail de l'appareil photo. Dans un dessin, cependant, le «fini» n'est pas nécessairement de l'art. C'est l'interprétation et le processus de conception individuelle qui est de l'art et qui a une valeur. Si vous incluez tous les faits littéraux et détails, le résultat sera ennuyeux. C'est la sélection des éléments importants qui est intéressant. Une conception sélective comporte vitalité, objectif et conviction. Un dessin trop détaillé, perdra force et puissance. Un cercle parfait tracé au compas ne laissera aucune trace de nous-mêmes. C'est la grande forme qui est importante, pas les petites choses ni l'exactitude.

La citation du jour :
La photographie est une réaction immédiate, le dessin est une méditation.
Henri Cartier-Bresson
Très pris par la préparation du stage nature morte du 15 janvier, je n'ai pas beaucoup de temps pour peindre.
Heureusement, il y a l'atelier de modèle vivant du vendredi, un rdv où des artistes chevronnés se réunissent pour croquer du nu en long, en large et en travers.
Ce soir, c'est un nouveau modèle Mathilde qui a pris la pose de 2h30.

J'ai décidé de peindre le buste du modèle en nuances de gris, me souvenant de la très bonne séance avec Amarin.

Peindre en monochrome est un excellent moyen de se sensibiliser à la valeur, dimension capitale du langage visuel..

3 rappels au sujet de la valeur :
- Les valeurs jouent un rôle important dans le dynamisme de l'image.
- Un contraste fort attire le regard. Situer le contraste le plus fort au niveau du centre d'intérêt.
- Les valeurs participent fondamentalement de la 3D

La picturalité d'une peinture doit se voir avant le sujet représenté. C'est pourquoi j'attache beaucoup d'importance à la touche (ou manière). Souvent négligée, la touche est pourtant une dimension capitale. Chaque touche d'une peinture doit être pensée en termes de longueur, sens, finesse, épaisseur, fondu, etc. Il y a là tout un univers de nuances  ...la touche est au peintre, ce que le style est à l'écrivain, ce que le timbre est à la voix.
>> Retrouver moi en stages pour apprendre à obtenir une touche vivante !

La réflexion du jour :

Touche. Beaucoup de maîtres ont évité de la faire sentir, pensant sans doute se rapprocher de la nature, qui effectivement n’en présente pas. La touche est un moyen comme un autre de contribuer à rendre la pensée dans la peinture. Sans doute une peinture peut être très belle sans montrer la touche, mais il est puéril de penser qu’on se rapproche de l’effet de la nature en ceci : autant vaudrait-il faire sur son tableau de véritables reliefs colorés, sous prétexte que les corps sont saillants !

Il y a dans tous les arts des moyens d’exécution adoptés et convenus, et on n’est qu’un connaisseur imparfait quand on ne sait pas lire dans ces indications de la pensée ; la preuve, c’est que le vulgaire préfère, à tous les autres, les tableaux les plus lisses et les moins touchés, et les préfère à cause de cela. Tout dépend au reste, dans l’ouvrage d’un véritable maître, de la distance commandée pour regarder son tableau. A une certaine distance la touche se fond dans l’ensemble, mais elle donne à la peinture un accent que le fondu des teintes ne peut produire. En regardant, par contre, de très près l’ouvrage le plus fini, on découvrira encore des traces de touches et d’accents, etc… Il résulterait de là qu’une esquisse bien touchée ne peut faire autant de plaisir qu’un tableau bien fini, je devrais dire non touché, car il est bon nombre de tableaux dont la touche est complètement absente, mais qui sont loin d'être finis.

La touche, employée comme il convient, sert à prononcer plus convenablement les différents plans des objets. Fortement accusée, elle les fait venir en avant ; le contraire les recule. Dans les petits tableaux même, la touche ne déplaît point. On peut préférer un Téniers à un Mieris ou à un Van der Meer.
Que dira-t-on des maîtres qui prononcent sèchement les contours tout en s’abstenant de la touche ? Il n’y a pas plus de contours qu’il n’y a de touches dans la nature. Il faut toujours en revenir à des moyens convenus dans chaque art, qui sont le langage de cet art. Qu’est-ce qu’un dessin au blanc et au noir, si ce n’est une convention à laquelle le spectateur est habitué et qui n’empêche pas son imagination de voir dans cette traduction de la nature un équivalent complet ?

Il en est de même de la gravure. Il ne faut pas un œil bien clairvoyant pour apercevoir cette multitude de tailles dont le croisement amène l’effet que le graveur veut produire. Ce sont des touches plus ou moins ingénieuses dans leur disposition qui, tantôt espacées pour laisser jouer le papier et donner plus de transparence au travail, tantôt rapprochées les unes des autres pour assourdir la teinte et lui donner l’apparence de la continuité, rendent par des moyens de convention, mais que le sentiment a découverts et consacrés et sans employer la magie de la couleur, non pas pour le sens purement physique de la vue, mais pour les yeux de l’esprit ou de l'âme, toutes les richesses de la nature : la peau éclatante de fraîcheur de la jeune fille, les rides du vieillard, le moelleux des étoffes, la transparence des eaux, le lointain des ciels et des montagnes.

Si l’on se prévaut de l’absence de touche de certains tableaux de grands maîtres, il ne faut pas oublier que le temps amortit la touche. Beaucoup de ces peintres qui évitent la touche avec le plus grand soin, sous prétexte qu’elle n’est pas dans la nature, exagèrent le contour, qui ne s’y trouve pas davantage. Ils pensent ainsi introduire une précision qui n’est réelle que pour les sens peu exercés des demi-connaisseurs. Ils se dispensent même d’exprimer convenablement les reliefs, grâce à ce moyen grossier ennemi de toute illusion ; car ce contour prononcé également et outre mesure annule la saillie en faisant venir en avant les parties qui dans tout objet sont toujours les plus éloignées de l'œil, c’est-à-dire les contours.

L’admiration exagérée des vieilles fresques a contribué à entretenir chez beaucoup d’artistes cette propension à outrer les contours. Dans ce genre de peinture, la nécessité où est le peintre de tracer avec certitude ses contours est une nécessité commandée par l’exécution matérielle ; d’ailleurs, dans ce genre comme dans la peinture sur verre, où les moyens sont plus conventionnels que ceux de la peinture à l’huile, il faut peindre à grands traits ; le peintre ne cherche pas tant à séduire par l’effet de la couleur que par la grande disposition des lignes et leur accord avec celles de l’architecture.

Les murs de l'atelier prennent l'allure d'un musée !

La sculpture a sa convention comme la peinture et la gravure. On n’est point choqué de la froideur qui semblerait devoir résulter de la couleur uniforme des matières qu’elle emploie, que ce soit le marbre, le bois, la pierre, l’ivoire, etc. Le défaut de coloration des yeux, des cheveux, n’est pas un obstacle au genre d’expression que comporte cet art. L’isolement des figures de ronde bosse, sans rapport avec un fond quelconque, la convention bien autrement forte des bas-reliefs n’y nuisent pas davantage.
La sculpture elle-même comporte la touche ; l’exagération de certains creux ou leur disposition ajoute à l’effet, comme, par exemple, ces trous percés au vilebrequin dans certaines parties des cheveux ou des accessoires qui, au lieu d’une ligne creusée d’une manière continue, adoucissent à distance ce qu’elle avait de trop dur et ajoutent à la souplesse, donnent l’idée de la légèreté, surtout dans les cheveux, dont les ondulations ne se suivent pas d’une manière trop formelle.

Dans la manière dont les ornements sont touchés dans l’architecture, on retrouve ce degré de légèreté et d’illusion que peut produire la touche. Dans la manière des modernes, ces ornements sont creusés uniformément, de façon que, vus de près, ils soient d’une correction irréprochable : à la distance nécessaire, ce n’est plus que froideur et même absence complète d’effet. Dans l’Antique, au contraire, on est étonné de la hardiesse et en même temps de l'à-propos de ces artifices savants, de ces touches véritables qui outrent la forme dans le sens de l’effet ou adoucissent la crudité de certains contours pour lier ensemble les différentes parties.
Eugène Delacroix

>> La peinture à l'huile en 28 conseils

La citation du jour :

La beauté, c’est la satisfation de la vision.
Bonnard
J'anime le 15 janvier 2017 un stage sur la thématique de la nature morte.

La nature morte est sans doute le meilleur exercice pour se sensibiliser à l'association. 
Apprendre à associer (ou composer), c'est apprendre à mettre ensemble les éléments du langage visuel (formes, couleurs, valeurs, textures, etc.) en un tout intéressant.

Une plus grande sensibilité vis à vis des éléments du langage visuel va impacter la représentation de n'importe quel sujet. L'élève prend conscience que la ressemblance est insuffisante à produire une image efficace. Il passera plus de temps à la conception, soit l’élaboration de sa représentation.

Peindre des natures mortes permet également de développer la créativité (dimension qui fait souvent défaut chez les artistes). A travers la sélection d' objets, l'association de ceux-ci en un tout cohérent, la valorisation d'un élément ou d'une partie, l'artiste comprend que les possibilités de représentations sont infinies !

>> Inscription au stage du 15 janvier !

Une approche méthodique pour un meilleur apprentissage !

Des exercices à la difficulté progressive !

Comment composer ? Comment valoriser ? Quel objet choisir ? De la mayo ou du houmous avec ces carottes ?
... la nature morte décryptée !

Retrouvez moi en stage pour bouffer d'la nature morte !

Ça y est nous sommes en 2017, une nouvelle année s'offre à nous autres artistes, rêveurs, poètes  ... une année que je vous souhaite riche d'apprentissage, d'expérimentation, d’approfondissement et de réflexions ... bref un programme artistique une nouvelle fois très chargé !

Le merci du jour :


Thank you all ! 
Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre ce blog avec un nouveau cap franchi. Chaque mois, vous êtes désormais plus de 10 000 esthètes à venir consulter les pages de ce blog. En plus d'être (super méga uber) flatteur, ce trafic indique un intérêt toujours plus grandissant pour l'art. Un grand MERCI à vous tous qui suivent mes pérégrinations artistiques, peinture après peinture, article après article, année après année !

La citation du jour :

Les résolutions 2017 !
L'atelier de modèle vivant de décembre bat son plein ! Les modèles sont gracieux, les poses inspirantes, les élèves concentrés et les représentations dessinées ou peintes s’enchaînent. Aujourd'hui, c'est le formidable David qui a pris la pose et j'ai pu exécuter un dessin au fusain de 15 min entre 2 conseils.

Pour l'artiste du visuel (peintre, designer, sculpteur, architecte, animation, graphiste, illustrateur, styliste, etc.) la pratique du dessin est incontournable. Le dessin, c'est le trait, c'est la forme, la structure, soit une composante capitale du langage visuel,
La séance de modèle vivant est un formidable exercice pour progresser significativement en dessin.
>> Des tonnes de nus à croquer ici !

Dans l'apprentissage, s'exercer d'après nature est indispensable pour celui qui cherche à se former. Passer de la 3D à la 2D, s'exercer à agrandir ou à réduire l'échelle, adapter le sujet à un format ou adapter le format à un sujet, trouver le bon recul, chercher le sujet et se demander comment le valoriser, par la couleur, par la composition, par le point de vue etc. les problématiques liées au travail d'après nature sont nombreuses et s'exercer à les résoudre va impacter significativement toute production artistique ultérieure.
A l'inverse, des lacunes peuvent affaiblir considérablement la représentation. Travailler exclusivement d'après photos est souvent source de nombreux problèmes. Cette pratique néfaste pousse l'artiste à la reproduction passive et entraîne souvent stagnation et frustration.
Dessiner d'après nature le plus souvent possible !

Ne pas oublier que la technique sert une intention. S'exprimer par le dessin (ou les mots, la vidéo, etc.) commence par avoir quelque chose d'intéressant (visuellement) à dire. En ce sens, la maîtrise technique est un moyen et non une fin. Savoir écrire de jolies phrases n'est pas savoir écrire une histoire.
Comme le dit Josef ČapekCe n’est pas la technique qui fait l’œuvre. C’est le contenu que lui donne l’artiste, sa richesse émotionnelle et son ouverture d’esprit.

>> Retrouvez moi en stages pour booster votre pratique du dessin !


Le débutant a tendance a tout vouloir montrer. Chaque détail, chaque aspect du modèle. Vouloir tout montrer tend au littéral. En revanche, incorporer du mystère, laisse place à l'imaginaire du spectateur et permet peut être que l'oeuvre perdure dans le temps.

Teaching !

La citation du jour :

Le dessin représente les trois quarts de l’œuvre du peintre. Si je devais mettre un écriteau sur ma porte, j’y inscrirais : École de dessin, et je suis sûr qu’il en sortirait des peintres.
Ingres

La joke du jour :

Tout simplement !


La peinture obsède, elle est là, dans la tête, dans le cœur, dans les tripes, elle fait douter, elle questionne, elle tourmente, elle ne vous laisse aucun répit, elle ne vous lâche pas, comme une musique qui tourne en boucles et ne s'arrête jamais.
Il est minuit et je n'arrive pas à trouver le sommeil. J'ai déniché ce pot de cuivre au fond d'une brocante, je l'ai acheté en pensant la peindre un jour. Sa texture brillante, ses facettes étincelantes, le feu de son orangé ... Voilà c'était pour cette nuit ..
>> Retrouvez moi en stage en janvier pour booster vos natures mortes !

Les pensées du jour :

Parce que l'artiste peint d'abord avec son cerveau, voici 5 pensées qui ont traversé mon esprit durant la peinture de ce pot :
1 Ne pas hésiter à exagérer (lumière, couleur, forme, etc.) mais sur une base de justesse.
2 Penser d'abord à la couleur, à la nature du sujet après.
3 Travailler l'ensemble de la peinture avant de détailler.
4 Une couleur doit dominer la peinture.
5 La touche doit être spontanée.

Le step by step du jour :

Enflammer ce métal de milles feux !

La sagesse du jour :

La peinture ce n’est pas facile. Ce n'est jamais facile. Ce n’est pas magique. C’est similaire à la science du médecin. Elle doit être étudiée et travaillée, et même ainsi, vous ne l’avez pas réellement apprise. Personne n'a de solution magique pour bien peindre. Personne ne nait avec des habiletés particulières. Plus vous en avez envie, plus vous allez travailler, et plus vous apprendrez. A mon stade, je continue encore d’apprendre et c'est tout ce qui me préoccupe. Je me fiche des peintures que j'ai peintes. Je peux apprécier certaines peintures que j’ai peintes et me dire "c'est pas mal", mais tout ce qui m’importe est de travailler à ce but, encore si loin de moi que je ne l'atteindrai jamais.
Benson
>> Je veux encore des réflexions de Benson !

La citation du jour :

La peinture me harcèle et me tourmente de mille manières, comme la maîtresse la plus exigeante. Eugène Delacroix

La splendeur du jour :


Après la miche de pain, c'est une composition avec 3 poires qui a pris la pose ce matin à l'atelier. Quand j'ai commencé la peinture, il y a 6 ans, je n'aimais pas tellement les natures mortes. Ce sujet me paraissait trop souvent fade et ennuyeux. A quelques exceptions près, je n'étais pas vraiment convaincu par celles des maîtres passés ou contemporains. Pourtant une petite voix au fond de moi me disait qu'un bon artiste peut traiter tous les sujets.

Les choses ont changé quand j'ai compris qu'il n'y a pas de mauvais sujets, juste de mauvaises peintures. Cela est valable d'ailleurs en cinéma ou en littérature. Pas de mauvais sujets, juste de mauvaises histoires d'amour, de guerre, d'horreur, etc. Le job de l'artiste est de rendre intéressant un sujet, et cela peut importe sa nature. Qu'une poire peut être aussi intéressante qu'une Olympia.

Aujourd'hui, je peins fréquemment des natures mortes. J'ai appris à apprécier ce sujet en le décomposant. En m'interrogeant sur la qualité des éléments qui compose une nature morte tel que la lumière, la texture ou la couleur. Et sur le rapport de ces éléments entre eux puisqu'ils doivent former un tout. J'en suis arrivé à plusieurs conclusions :
- On peint bien ce que l'on connait bien
- Une nature morte se peint comme n'importe quel autre sujet
- La raison gouverne l'émotion

Je recommande la peinture de nature morte pour sensibiliser à l'association. Apprendre à composer, c'est apprendre à mettre ensemble les éléments du langage visuel (formes, couleurs, valeurs, textures, etc.) en un tout intéressant.

>> Retrouvez moi en stages pour dynamiser vos natures mortes !

Le step by step du jour :

Une manière dynamique rend une nature morte vivante !

Les conseils du jour :

1 Préserver son impression initiale du sujet, celle qui vous a inspiré à peindre.
2 Efforcez-vous d’apporter une unité visuelle.
3 Une idée, une sorte de ligne et de forme, une valeur, une teinte, une texture doit dominer la peinture.
4 Bien placer les éléments donne de l’intérêt au sujet. Placer le sujet en hauteur dans la peinture lui donne de l’importance. Placer le sujet sur un côté, à côté d’un grand espace ajoute de la distinction à la composition.
5 La composition doit être puissante. La disposition des lumières et des zones sombres doivent attirer le regard du spectateur de loin.
>> Je veux plus de conseils pour booster mes compositions !

La citation du jour :

La nouveauté dans la peinture ne consiste pas en un sujet encore non vu, mais dans la bonne et nouvelle disposition et expression, et ainsi de commun et de vieux, le sujet devient singulier et neuf. Poussin

La merveille du jour : 

Au programme ce mercredi c'est aquarelle ! Après la découverte de l'encre en monochrome, place à la couleur avec l'aquarelle. Tout un univers de possibilités s'offrent avec cette nouvelle technique avec la couleur en particulier.
Compte rendu de ce mercredi passé à aquareller :

>> Retrouvez moi en stages pour dynamiser vos aquarelles !

Les 6 réflexions du jour :

Parce que l'artiste travaille d'abord avec son cerveau, voici 6 pensées qui m'ont traversé la cervelle en travaillant aujourd'hui :
1 Intégrer le fait que la représentation doit être non pas une reproduction, mais une interprétation. En ce sens, il faut accepter une certaine distanciation avec le modèle puique des modifications sont opérées.
2 Ce sont les décalages, les accidents, la synthèse, la suppression de certains éléments qui font la vibration et donnent de la vie à la représentation.
3 Une représentation trop précise tend à figer. C'est le job du peintre en bâtiment de peindre des aplats "impeccables", pas celui de l'artiste.
4 Travailler d'après nature le plus souvent possible. C'est ainsi qu'on apprend véritablement à concevoir sa représentation. Travailler exclusivement d'après photos tend à être esclave de celle-ci, à se transformer en photo-copieur. Pour bien bosser d'après photos, il s'agit d'adopter le même processus que d'après nature.
5 L'artiste doit avoir comme objectif de peindre toujours mieux. Répéter pour maîtriser, expérimenter pour enrichir sa créativité.
6 J'entends souvent que l'aquarelle serait la technique la plus difficile. La difficulté réside d'abord dans le fait de réaliser une bonne peinture et cela peut importe la technique.
>> Je veux plus de conseils dessin !

 La reproduction non, l'interprétation oui !

Ce soir, c'est le formidable David qui a pris la pose à l'atelier de modèle vivant. Après l'avoir dessiné au fusain, peint le portrait alla prima, c'est à l'aquarelle que j'ai décidé de le croquer. Au programme, 3 poses de 50 min :


L'aquarelle est une excellente technique pour gagner en assurance !

Un geste sûr et des décisions affirmées pour une représentation dynamique !

La citation du jour :

Si vous tâtonnez, si vous cherchez sur le papier, vous ne ferez rien qui vaille.
Ingres
Avis aux artistes !! J'anime un atelier de modèle vivant du 17 au 21 décembre 2016.

Pourquoi du modèle vivant ?
Développer ses compétences ! L'artiste travaille avec son œil, son cerveau et sa main. Pour progresser dans sa pratique, il doit apprendre à mieux voir, mieux décider et mieux exécuter.
La reproduction de photos ne permet qu'un développement superficiel des compétences de l'artiste. 
En revanche, travailler d'après nature permet à l'artiste de :
- Sensibiliser son œil aux éléments du langage visuel
- Chercher et choisir un sujet
- Réfléchir à sa valorisation 
- Mieux connaitre sa technique (processus, matériel, gestes)
- Travailler efficacement
- Expérimenter pour un développement de la créativité

Une immersion dans le modèle vivant avec de nombreuses démos, les bons gestes, la présentation du matériel adéquat, d'une méthode efficace, ce stage réunit tout pour progresser !Venez dessiner et peindre avec moi !
>> Retrouvez la liste des stages 2017-18 ici !

1 Au programme : 5 séances de poses avec un modèle différent (masculin ou féminin)
- Techniques proposées : fusain, aquarelle, peinture à l'huile et autres
- Démos, critiques, conseils du professeur
- Horaire : 17h30-20h30
- Poses allant de 50 min à 3h
- Attention places limitées, pensez à réserver votre chevalet par mail : yhovadik@gmail.com

2 Infos pratiques :
- Où ? Association des Artistes Lorrains, 101 avenue de Strasbourg à Nancy
- Quand ? du 17 au 21 décembre 2016.
- Combien ? 55 euros/ 5 séances (+ masse modèle) ou 20 euros/séance (+ masse modèle)
- Inscriptions & renseignements : yhovadik@gmail.com ou 06 60 05 22 35

3 Matériel recommandé :
>> Liste de matériel de dessin
>> Liste de matériel de peinture à l'huile
(possibilité d'acheter papier pour dessiner et peindre sur place)

Apprendre à capturer la ressemblance avec le portrait ! 

 Sculpter vos dessins avec la technique du fusain !

Initiez vous à la couleur avec la technique de l'aquarelle !


Sur mon chevalet ce matin, une petite miche de pain de chez This, (sans doute une des meilleures boulangeries de Nancy) pour commencer à préparer le stage du 15 janvier (Paris) sur la nature morte . Avant d'aller peindre David ce soir à l'atelier de modèle vivant du vendredi.
Du pain sur la planche !

>> Retrouvez moi en stages pour dynamiser votre art !

Mes 5 réflexions du jour :

Parce que l'artiste peint non pas avec sa main, mais avec son cerveau, voici une sélection des 5 pensées qui m'ont traversé la tête durant l'exécution de cette peinture :
1 La peinture se fait avant de toucher une brosse. Le sujet doit déjà être un feu d'artifice visuel.
2 Exagérer les contrastes pour plus de dynamisme.
3 Toutes les parties de la peinture doivent être intéressantes.
4 Une peinture doit avoir des zones de tension/repos
5 Moins on est intimidé, meilleur on peint !
>> Je veux plus de conseils peinture !

Le step by step du jour :

Peindre méthodiquement pour mieux avancer !

La citation du jour :

La peinture est mon seul plaisir, mon seul but.
HENRI FANTIN-LATOUR
C'est le formidable David qui a pris la pose à l'atelier de modèle vivant du vendredi. Après les dessins de mercredi et le portrait de vendredi dernier, j'ai voulu faire quelque chose de nouveau :


J'ai demandé à David de prendre 2 poses, de manière à obtenir une tête de 3 quarts et un profil. pour expérimenter une composition avec 2 têtes.
Cet exercice est assez exigeant et intéressant en terme de composition :
- Peindre une tête, c'est résoudre un certain nombre de problèmes. Peindre 2 têtes, c'est résoudre les problématiques des 2 têtes, plus celles du rapport entre elles.
- Il s'agit de peindre 2 têtes cohérentes au niveau de la ressemblance, de la taille et des couleurs.
- 2 peintures en une implique une comparaison. 2 choix possibles : Soit l'une domine l'autre en terme d'importance, soit elles gardent la même importance.
Expérience à renouveler !

Après lui avoir tiré le portrait alla prima, c'est au fusain que j'ai croqué David ce soir à l'atelier de modèle vivant du mercredi. David est un modèle que je connais depuis mes années Beaux-arts. Ses poses sont toujours expressives comme des sculptures de Rodin, du pur bonheur à dessiner !

Parce qu'il est important d'expérimenter et pour changer du fusain sur papier blanc, j'ai travaillé cette fois-ci avec une variante, soit du fusain et crayon blanc sur papier mi-teintes.

>> Retrouvez moi en stages pour découvrir les techniques du fusain !


Voir l'ensemble de son support pour éviter les disproportions !

Au travail !

Les 5 réflexions du jour :

Parce que le dessinateur dessine avec son cerveau, une sélection de 5 pensées qui m'ont traversé la tête en dessinant :
1 Dessiner de grandes formes quand le format est petit. Telle une affiche, l'image doit pouvoir se voir de loin. Une petite image peut être puissante ainsi.
2 L'énergie du trait donne un dessin dynamique.
3 La composition est la première chose que l'on voit. Apprendre à remplir son support. Le cadre de la feuille doit valoriser le sujet. Retailler son support ne permet pas d'apprendre à composer.
4 La description graphique est souvent insuffisente. Qu'ai-je à dire ? Comment je vais le valoriser ?
5 Bien choisir son sujet. Quand la pose n'est pas intéressante, changer de point de vue, ou faire le portrait.
>> Je veux d'autres conseils dessin !

Le step by step du jour :

Construction et valorisation !

 On enchaine !

La réflexion du jour :

L'imagination dans l'art consiste à savoir trouver l'expression la plus complète d'une chose existante.
Dès que le beau est réel et visible, il a en lui-même son expression artistique.
Le beau, comme la vérité, est une chose relative au temps où l'on vit et à l'individu apte à le concevoir. L'expression du beau est en raison directe de la puissance de perception acquise par l'artiste.
Courbet

La citation du jour :

Je ne suis jamais resté un seul jour sans peindre, tout au moins sans dessiner.
Renoir

Le velours du jour :